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De moins en moins rare en ville, le renard fréquente les jardins, les parcs, les terrains vagues ou les abords de chemin de fer. C'est la nuit, quand il cherche à manger, que vous avez le plus de chances de le voir.
Il se nourrit de petits rongeurs, oiseaux, grenouilles, insectes, baies... et à l'occasion de ce qu'il trouve dans les poubelles!
Le renard passe souvent au même endroit, créant petit à petit un sentier visible dans l'herbe: c'est la coulée. Ses empreintes ressemblent à celles des chiens: normal, ils sont cousins. Mais si vous pouvez tracer une croix entre les "pelotes", ce sont bien les siennes.
Certaines zones, dont la faune, la flore, la géologie... ont un intérêt particulier, sont gérées en réserves naturelles. En 2008, la Belgique en comptait 577, ainsi que
6 réserves marines, 234 zones de protection définies par la Directive Oiseaux de l'Union européenne et 280 zones de protection des habitats naturels.
La plupart sont ouvertes au public en libre accès ou avec un guide. Visitez-les et apprenez à observer et à respecter les espèces qui leur sont inféodées.
Beaucoup de fleurs sont comestibles. Selon les variétés, elles se dégustent crues ou cuites, avec leurs feuilles ou leurs racines. Certaines sont fort goûteuses, d'autres sont plutôt décoratives.
Relevez une salade avec des feuilles et fleurs de capucine, confectionnez des beignets salés aux fleurs de courgettes ou sucrés aux fleurs de sureau noir, cristallisez des pétales de rose pour décorer vos desserts ou préparez-les en sorbet ou en gelée, aromatisez un vin blanc sec avec de l'aspérule odorante...
Ne consommez que des fleurs non traitées et évitez de cueillir les fleurs sauvages (elles servent de garde-manger à de nombreux animaux). Le mieux est de les cultiver vous-même!
Les oiseaux ont besoin d'endroits sûrs où se reposer, nicher et se mettre à l'abri des intempéries et des prédateurs. Plantez donc des arbres et arbustes indigènes qui offriront un couvert suffisant (noisetier, érable, chêne, aubépine...) et un feuillage persistant (épicéa, buis, houx...)
À la belle saison, la plupart des oiseaux se nourrissent d'insectes et autres invertébrés: semez des plantes qui attireront ces proies (trèfle, ortie, salade...).
Et pour l'automne et l'hiver, pensez aux espèces qui produisent des fruits et des graines (pommier, prunellier, sorbier, lierre...).
Corps brun noir, menton blanc, ailes très longues, effilées et en arc de cercle, le martinet noir est fréquent en ville: il niche dans les cavités situées sous les toits des bâtiments élevés. Il se reconnait à ses cris perçants et son vol rapide alternant glissées et battements d'ailes pressés.
Dos bleu noir, ventre et croupion blancs, l'hirondelle de fenêtre accroche son nid de boue sous un balcon ou une corniche. Mais elle devient rare dans les grandes villes: trop de pollution, plus assez de boue pour les nids...
Dos bleu noir, ventre blanc roux, gorge marron et très longue queue fourchue, l'hirondelle rustique est plus rurale: elle construit son nid de boue dans les granges, écuries...
Guêpes et abeilles sont des hyménoptères: elles ont deux paires d'ailes mais semblent n'en avoir qu'une car, en vol, les ailes antérieures et postérieures sont couplées par de petits crochets. Autres caractéristiques: seules les femelles ont un dard!
Les guêpes ont la taille plus fine et l'abdomen terminé en pointe. Les abeilles sont souvent couvertes de poils et ont l'abdomen plus arrondi. À noter: les bourdons ne sont pas les mâles des abeilles mais des abeilles à part entière, au corps souvent plus trapu et plus velu!
Les syrphes ressemblent aux guêpes mais ils ont une seule paire d'ailes, de plus gros yeux et des antennes plus courtes. En outre, ils peuvent voler sur place et ne piquent pas: ce sont des diptères (des mouches).
Prendre son temps et s'immerger dans le lieu visité sont les maîtres mots du "tourisme lent" ou "slow travel".
Devenir adepte de ce type de tourisme, c'est d'abord voyager avec un moyen de locomotion lent et peu énergivore qui permet de faire des rencontres et d'admirer le paysage en route. Partez donc à pied, à vélo, à dos de chameau, en roulotte tractée par un cheval, en traineau tiré par des chiens, en voilier... voire en train pour les longs trajets: tout est bon pour ne pas prendre l'avion!
C'est aussi rester plus longtemps sur place et se mêler aux autochtones, découvrir leur culture, observer la faune et la flore locales, flâner et s'imprégner du lieu plutôt que de courir d'un site touristique à l'autre.
Nombre d'animaux s'activent au crépuscule, peu avant l'aube ou même toute la nuit. Mais la plupart sont tellement discrets qu'on ignore leur présence.
Une souris part à la recherche de graines ou des baies. Un renard chasse un mulot... ou fouille les poubelles. Une chauve-souris attrape le moustique femelle qui vous a piqué plus tôt. Des lucioles mâles et femelles communiquent par signaux lumineux. Des papillons de nuit virevoltent autour des lampes de rue.
Si vous voulez avoir la chance de les observer, éteignez les lumières, laissez vos yeux s'habituer à la clarté de la lune, ne faites pas de bruit et ouvrez grand les oreilles...
Les toilettes sèches ne nécessitent ni apport d'eau, ni raccordement à l'égout. Elles ne produisent pas d'eaux usées mais des déchets (excréments et copeaux de bois) qui alimenteront le compost et sa microfaune. Et contrairement aux idées reçues, elles ne dégagent pas de mauvaises odeurs et sont simples d'utilisation.
Plusieurs entreprises proposent aujourd'hui la location de ces toilettes pour les évènements en plein air (festivals, brocantes, mariages...). Elles s'occupent de l'installation et de l'enlèvement des cabines. Elles peuvent aussi assurer la gestion et la promotion des toilettes tout au long de l'évènement, ainsi que l'évacuation des déchets s'ils ne sont pas compostés sur place.
Au cours de vos promenades, en plus de remplir votre carnet d'observation, vous pouvez rassembler de quoi vous faire une belle collection naturaliste tout en respectant la biodiversité. Vous pouvez récolter les plumes, les insectes morts, les coquilles d'escargots, les mues de libellules ou de lézards, les cônes de pin décortiqués, les noisettes rongées, les pelotes de réjection, les crottes sèches... mais jamais d'animaux vivants!
Si vous faites un herbier, ne cueillez que les plantes et fleurs courantes, non protégées par la loi et présentes en grand nombre là où vous voulez les prélever.
Enfin, ne ramassez pas de champignons: ils ne sont plus trop abondants...
* issu du livre "366 gestes pour la biodiversité"
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