Avril : Les 10 gestes du mois pour préserver la biodiversité*


1. Je cultive de la consoude

La consoude est une plante médicinale reconnue, elle accélère la cicatrisation, soulage les entorses et les ecchymoses,... Elle est couverte de poils non urticants et donne, de mai à juillet,des fleurs blanches, roses ou mauves très mellifères.

Riche en azote, fer, bore, manganèse mais surtout en potasse, le purin de consoude est un excellent engrais naturel. Il active la croissance des semis et la production des fruits et légumes.


2. Je réduis ma consommation d'eau potable

L'eau est indispensable à l'équilibre de la planète et de ses occupants, animaux comme végétaux. Il y en a assez pour tous mais, malheureusement, elle est mal répartie et souvent mal gérée. Dans nos régions, il suffit d'ouvrir le robinet pour avoir de l'eau potable. Du coup, on l'utilise pour tout, y compris pour laver la voiture!

Pour l'économiser, vous pouvez arroser les plantes avec l'eau de pluie (en fin de journée, pour éviter l'évaporation) et récupérer les eaux grises (eau de vaisselle, du bain,..) pour alimenter la chasse d'eau, le nettoyage des sols, ect.

 

3. J'élimine pucerons et psylles de façon naturelle

Otez les parties trop atteintes de la plante, puis aspergez les pucerons d'eau savonneuse (3% de savon noir suffisent), de purin d'ortie ou de fougère dilué à 5% ou encore d'une décoction d'ail et d'oignon. Répetez l'opération si nécessaire.

Protégez et favorisez leurs prédateurs naturels (coccinelles, chrysopes, perce-oreilles,...) en leur construisant des abris.

Placez des bandes gluantes au bas des tiges et branches infestées pour empêcher les fourmis d'atteindre les pucerons: raffolant du miellat (le liquide sucré qu'excrètent les pucerons), elles les protègent de leurs prédateurs!

Enfin, sachez que la capucine les attire, alors que l'armoise et la rue les éloignent...

 

4. Je me renseigne sur les colorations capillaires

La plupart des teintures capillaires contiennent des produits de synthèse hautement toxiques pour la faune (l'homme y compris) et la flore, tels que l'amoniaque ou la très allergène paraphénylènediamine (PPD).

Préférez-leur donc les colorations naturelles, à base de pigments végétaux: henné, aubier du tilleul, camomille, rhubarbe... Elles sont assez efficaces et laissent une odeur agréable.

Le plus sûr? Gardez votre couleur naturelle et rendez-la éclatante en nourrissant vos cheveux d'huiles végétales (olive, tournesol...)

 

5. Je cuisine des pissenlits sauvages

Diurétiques, dépuratifs et toniques, les pissenlits sauvages se récoltent de préférence avant la floraison. Cueillez-les dans des prés et jardins non traités aux pesticides et lavez-les bien avant de les préparer.

Les jeunes pousses se mangent en salade avec des lardons et des pignons de pins grillés à sec. Les plus grandes feuilles, accompagnées de plantain, d'ortie, d'ail des ours,... font de délicieuses soupes et tartes salées.
Quand aux boutons encore fermés, faites-les revenir à feu doux dans un peu d'huile avant de les incorporer à une omelette. Et s'ils ont éclos, prélevez-en les pétales pour une gelée de fleurs de pissenlits et pommes vertes.

 

6. Je limite la pollution lumineuse à l'extérieur

A la campagne comme à la ville, l'éclairage des routes, rues et jardins permet à certains de prolonger leurs activités la nuit.

Mais la lumière artificielle perturbe de nombreuses espèces. Les animaux dont la vue est adaptée à la vie nocturne (hiboux, rats...) ont du mal à voir les obstacles, les proies ou les prédateurs. Les oiseaux migrateurs sont désorientés. Les papillons de nuits volètent autour des lapamdaires jusqu'à épuisement. Les lucioles mâles n'aperçoivent plus les signaux lumineux des femelles et ne peuvent donc pas se reproduire...

Alors pour éclairer votre jardin, terrasse,... choisissez des lampes non éblouissantes et dirigées vers le bas. Et éteignez-les dès que vous n'êtes plus dehors.

 

7. Je régule le nombre de limaces au potager

Les limaces ont leur utilité: elles participent à la décomposition de la matière organique. Pour les éloigner, plantez autour de vos salades des espèces répulsives (ail, cresson, moutarde, pomme de terre...) ou répandez une bonne couche de sable, copeaux de bois, marc de café, coquilles d'oeufs broyées...

Attirez-les à l'écart avec des plants de consoude ou d'oeillet d'Inde (leurs préférés!).
Mais bannissez les anti-limaces chimiques: ils sont toxiques pour de nombreux autres animaux...

La meilleure solution? Favorisez la présence de leur prédateurs naturels: merles noirs, grives, hérissons, musaraignes, grenouilles, crapauds, orvets, lézards, carabes,...

 

8. J'achète mon poisson de façon équitable

Thon rouge, cabillaud, saumon, sole, lotte...: il est vivement conseillé de suspendre la consommation de ces espèces. La surpêche, les périodes de capture (parfois en pleine saison de reproduction) ou certaines méthodes de pêche mettent en danger le renouvellement de leur population.

Mangez des poissons et crustacés appartenant à des espèces non vulnérables et achetez de préférence des produits issus de la pêche locale ou ayant le label MSC.

Pour plus d'infos sur ce label: www.msc.org

 

9. J'utilise des produits ménagers non polluants

Même après le passage en station d'épuration, l'eau rejetée dans les rivières contient une grande part des phosphates, solvants, agents tensioactifs et autres produits chimiques présents dans les détergents actuels. Ces composants ont des répercussions graves sur la biodiversité et sur notre santé!

Que faire? Optez pour des détergents écologiques labellisées ou, mieux, utilisez du savon de Marseille en copeaux pour la lessive, du savon noir pour le nettoyage des sols, du vinaigre chaud pour le détartrage, du bicarbonate de soude pour récurer sans rayer les casseroles, lavabos... Et surtout éviter le surdosage. Au contraire, ayez plutôt la main légère!

 

10. Je teins et décore mes oeufs de Pâques avec des plantes

Utilisez des oeufs crus (blancs de préférence). Pour les décorer, posez dessus une feuille de persil plat, de fougère... et emballez le tout bien serré dans un carré de gaze. Ou entourez-les d'un fil de laine mouillé (ca donnera des rayures). Attention: les oeufs n'étant pas cuits, ils sont fragiles.

Dans une casserole, faites bouiller 2 litres de chou rouge (pour le bleu), de betterave rouge (pour le rose), de pelures d'oignons blancs (pour le jaune) ou de pelures d'oignons rouges (pour le vert). Après 20 à 30 minutes, enlève les plantes , ajoutez une poignée de sel et mettez les oeufs à cuire pendant 10 minutes. Pour finir, faites-les sécher sur une grille après avoir ôté la laine, la gaze et les feuilles.




* issu du livre "366 gestes pour la biodiversité"

Retrouvez ici les gestes du mois de janvier
Retrouvez ici les gestes du mois de février

Retrouvez ici les gestes du mois de mars
Retrouvez ici les gestes du mois de mai
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